« Ce métier, on le fait à 200% parce qu’on est passionné. » Christophe VIELPEAU, 44 ans, Notaire à Meaux

PORTRAIT DE NOTAIRE

« Ce métier, on le fait à 200% parce qu’on est passionné. »

Nous poursuivons notre série de portraits de notaires commencée cet été par une rencontre avec Christophe Vielpeau, 44 ans, Notaire à Meaux. Ce passionné a choisi, dès ses débuts comme collaborateur, de se spécialiser dans le droit des affaires.

Il a fait des études de médecine. Au départ, on peut trouver cela surprenant de choisir de faire médecine pour finalement devenir notaire, mais finalement, on y trouve une certaine logique. « C’est vrai que sur le papier, cela n’a rien à voir, mais si on regarde bien, ces deux univers ne sont pas si éloignés, explique Christophe Vielpeau. Ce que je cherchais en médecine, c’était d’abord le contact avec le patient, une façon d’apporter des solutions aux problèmes des gens, et aussi le fait d’être indépendant. J’ai retrouvé tout cela dans le notariat. »

C’est donc assez naturellement que Christophe Vielpeau choisit le Notariat. « Je connaissais cette profession puisque mon frère l’exerçait. Il a bien sûr été très inspirant dans mon choix, il avait déjà une approche très moderne. Grâce à lui, j’ai eu très tôt une vision exhaustive des mille façons d’exercer ce métier, cela m’a plu, je me suis lancé. » Après un DESS de Notariat à Paris XII et un passage par le Centre de formation du notariat de Paris, ce notaire est aujourd’hui associé dans une Etude à Meaux qui réunit actuellement 32 collaborateurs, et dans laquelle il a commencé comme collaborateur. « Je suis devenu notaire associé à 31 ans, j’ai prêté serment le 21 juin 2007. Je me souviens que c’était un moment important. C’est une étape bien sûr, l’aboutissement de nombreuses années d’études, mais il y avait aussi un coté symbolique très présent. On se sent investi d’une mission de service public. La notion de devoir est importante car le conseil que l’on donne au client est toujours pris dans l’intérêt du client et dans le respect de la réglementation bien sûr. C’est un des piliers fondamentaux de notre profession. »

L’Etude de Meaux a mis en œuvre les différentes évolutions technologiques : dématérialisation, signature électronique, visio, … Si les fondamentaux de la profession demeurent, les nouvelles méthodes de travail illustrent la transformation profonde connue par le Notariat ces dernières années. « Il reste des éléments immuables comme l’obligation de conserver les actes pendant 75 ans, la date certaine, la force exécutoire de nos actes qui ont force de jugement, mais les nouvelles technologies utilisées par les notaires facilitent notre agilité à l’égard des clients. »

Ces évolutions sont encore plus précieuses lorsque l’on travaille auprès des chefs d’entreprise, souvent pressés et eux-mêmes habitués au digital. « Le droit des affaires représente aujourd’hui 15 à 20% de notre chiffre d’affaires si on le prend de manière transversale, puisque nos clients dirigeants nous confient l’ensemble de leurs problématiques. On conseille l’entreprise mais aussi le chef d’entreprise dans ses choix personnels. Nous avons donc une vision à 360 degrés. Cet accompagnement nous lie avec les chefs d’entreprise sur du long terme. »
En effet, la vision à long terme est un aspect du métier de notaire qui a séduit Christophe Vielpeau : « Nous ne sommes pas là pour faire une opération ponctuelle, on s’inscrit dans un parcours de vie, et c’est encore plus vrai dans le droit des affaires puisque l’on accompagne le chef d’entreprise dans sa vie professionnelle et dans sa vie familiale, avec toutes les étapes que vous pouvez imaginer : de la création de sa structure à sa vente ou à sa transmission à ses enfants. Ils nous font confiance, ce n’est pas instantané, ça se gagne, mais c’est un passage obligé. »

Christophe Vielpeau regarde l’avenir avec optimisme. Un trait de son caractère sans doute, mais aussi une analyse fine des défis à venir et des atouts de la profession pour les relever. « La forte augmentation du nombre de notaires nous a imposé de repenser nos organisations, de réfléchir encore plus à l’accompagnement du client et aux spécialisations nécessaires pour nous différencier. Nous avons dû nous adapter et intégrer de nouvelles compétences. Il faut aller de l’avant !» S’il avoue dormir 5 heures par nuit, il ne veut surtout pas qu’on le plaigne. « Je suis passionné par ce que je fais, j’ai mille idées à la minute. Avec plus de 30 salariés, il faut aussi essayer d’écouter tout le monde, c’est vraiment un investissement à 100%. » Un investissement sans compter qui permet à Christophe Vielpeau de continuer à avoir confiance en l’avenir.