portrait de Jérôme Cesbron

Témoignages

« Être conseillé par des notaires m’a donné envie de changer de métier »

Portrait de Jérôme CESBRON, vice-Président de NCE, notaire associé à Grenoble

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Certaines vocations se dessinent avec la maturité : Jérôme Cesbron avait presque quarante ans quand il a décidé de devenir notaire. Après avoir grandi en région parisienne, il a certes entamé des études de droit à l’Université Paris-2-Panthéon-Assas. Mais une fois son DEA en poche, il s’est d’abord expatrié à Hong-Kong, où il a donné des cours de français. Puis à son retour dans l’Hexagone, il a travaillé une dizaine d’années dans les services d’audit interne et d’organisation d’une grande banque. Rien à voir, donc, avec le notariat, une profession qu’il a découverte sur le tard, en qualité de client.  

« J’ai observé et me suis dit que bien fait, ce métier devait être passionnant. J’aimais en particulier son volet « conseil », d’autant plus important qu’il touche à des sujets essentiels dans la vie des gens. » Son intérêt est tel qu’il n’hésite pas. Il est titulaire d’un BAC + 5 dans le domaine juridique, il ne lui manque que le diplôme de notaire pour opérer son virage professionnel : il prend une année sabbatique pour préparer l’examen et en 2009, sort major de sa promotion. La période n’est pas idéale pour décrocher un stage mais il a la chance de croiser la route de Frédéric Roussel. « Avec d’autres notaires spécialisés en droit des affaires, il venait de créer NCE.

Mon parcours et mon expérience en entreprise ont retenu leur attention. Je pouvais les aider. Frédéric m’a recruté, avec pour mission de consacrer la moitié de mon temps au notariat et l’autre moitié au lancement de l‘association. »

A l’exception du droit du travail, qui demande une expertise quasi-exclusive, j’évoque avec les chefs d’entreprise tout ce qui concerne la vie de leur société, de sa constitution à sa transmission, en passant par l’achat de locaux, l’organisation des assemblées générales, l’approbation des comptes ou encore les opérations de croissance externe. Nous échangeons également sur leurs problématiques personnelles. Cette connaissance globale du client est l’un des atouts clés du notariat, car elle optimise l’accompagnement.

Après avoir effectué sa deuxième année de stage chez un adhérent de NCE, Jérôme Cesbron rejoint en 2012 l’étude grenobloise dans laquelle il est aujourd’hui notaire associé. Il a pris la suite d’un confrère qui conseillait depuis toujours les entreprises. Sa clientèle est composée de TPE et PME, ce qui lui permet d’avoir comme interlocuteurs les dirigeants eux-mêmes et de tisser avec eux une vraie relation humaine. Une relation durable, ponctuée d’au moins une rencontre par an, parfois beaucoup plus puisqu’il voit certains clients plusieurs fois par mois.

« A l’exception du droit du travail, qui demande une expertise quasi-exclusive, j’évoque avec eux tout ce qui concerne la vie de leur société, de sa constitution à sa transmission, en passant par l’achat de locaux, l’organisation des assemblées générales, l’approbation des comptes ou encore les opérations de croissance externe. Nous échangeons également sur leurs problématiques personnelles.  Cette connaissance globale du client est l’un des atouts clés du notariat, car elle optimise l’accompagnement. »  

En tant que notaire, il a aussi une approche qui le différencie des conseillers spécialisés. « Prenons un exemple : mon activité a une forte dimension fiscale et je veille à accroître en permanence mes compétences en la matière. Cependant, je ne raisonne pas d’emblée à travers le prisme de la fiscalité comme le ferait certains fiscalistes. Je pars systématiquement du besoin du client pour arriver aux solutions d’optimisation fiscale. »

Au départ, nous nous sommes adressés aux notaires pour leur dire : de nombreux chefs d’entreprises vous consultent sur des questions privées. N’ayez pas peur de les accompagner dans la conduite de leurs affaires : ce sera un « plus » pour eux et pour vous et si besoin, nous sommes là pour vous soutenir (…) Autrefois, le notaire était l’interlocuteur naturel et unique en droit des affaires. Si nous voulons reconquérir le terrain perdu, il faut faire savoir de quoi nous sommes capables !

Dix ans après ses débuts dans le notariat, l’enthousiasme de Jérôme Cesbron est intact. Intact aussi, son investissement dans NCE, dont il est devenu vice-président en 2017. « Au départ, nous nous sommes adressés aux notaires pour leur dire : de nombreux chefs d’entreprises vous consultent sur des questions privées, n’ayez pas peur de les accompagner dans la conduite de leurs affaires : ce sera un « plus » pour eux et pour vous et si besoin, nous sommes là pour vous soutenir. »

Ce discours a très vite porté ses fruits.  En 2010, NCE comptait déjà une trentaine d’études adhérentes. Fin 2021, leur nombre atteint 245.  « Ce succès est dû pour une bonne part aux services d’information et aux formations que nous proposons. Nous avons d’ailleurs joué les pionniers en organisant des webinaires dès 2009. Je me souviens qu’à l’époque, j’envoyais par Chronopost à chaque nouvel adhérent une webcam et un micro, les ordinateurs n’étant pas équipés pour les discussions à distance ! ».

En se développant, NCE a fait évoluer sa stratégie. Les échanges avec les notaires se doublent désormais d’une communication en direction des chefs d’entreprise, notamment par le biais d’événements et de prises de parole sur les réseaux sociaux. « Autrefois, le notaire était l’interlocuteur naturel et unique en droit des affaires. Si nous voulons reconquérir le terrain perdu, il faut faire savoir de quoi nous sommes capables ! »